Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment les capteurs
Design et ergonomie : pas un objet déco, mais lisible
Alimentation et autonomie : pas dramatique mais à anticiper
Matériaux et robustesse : du plastique correct, sans plus
Précision et portée : ça fait le job pour suivre le climat
Ce que fait vraiment le RoomLogg PRO (et ce qu’il ne fait pas)
Points Forts
- Jusqu’à 8 capteurs sans fil, 5 fournis, avec bonne portée radio 868 MHz
- Affichage complet (température, humidité, point de rosée, indice de chaleur) + graphes 12–72 h
- Système totalement local sans Wi-Fi ni cloud, avec enregistrement sur microSD
Points Faibles
- Notice parfois uniquement en allemand, peu claire pour un utilisateur francophone
- Interface datée, gestion de la microSD (FAT32, 32 Go max) mal expliquée et pas très intuitive
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | DNT |
Pourquoi j’ai pris ce RoomLogg PRO
J’ai acheté le dnt RoomLogg PRO parce que je voulais enfin arrêter de jouer au doigt mouillé avec l’humidité et la température chez moi. Entre une pièce un peu humide, une cave où je stocke du matos, et une chambre d’enfant où je veux éviter l’air trop sec, j’avais besoin de quelque chose de simple qui affiche tout d’un coup, sans appli, sans cloud, sans compte à créer. Ce modèle revient souvent dans les recherches, avec pas mal de bons avis, donc je me suis lancé dessus en mode testeur du dimanche.
Je précise le contexte : avant ça, j’avais deux petits thermo-hygromètres basiques à 15 € pièce, chacun dans son coin, sans enregistrement de données. Là, l’idée avec le RoomLogg PRO, c’est d’avoir un hub central qui récupère les infos de plusieurs capteurs sans fil, et qui permet de voir les courbes sur 12 à 72 h. Sur le papier, ça me parlait bien : je voulais voir comment réagit une pièce quand j’aère, quand je chauffe, etc. Et aussi repérer les zones à risque de moisissures.
Dès le déballage, je me suis vite rendu compte que ce n’est pas un gadget grand public façon station météo design. C’est un truc un peu plus « technique », avec firmware à vérifier, microSD à formater en FAT32, logiciel PC à installer. Si tu veux juste voir la température du salon, c’est clairement trop. Par contre si tu aimes bidouiller un peu et suivre les chiffres dans le temps, ça devient intéressant.
Dans ce test, je te donne mon retour honnête après plusieurs jours d’utilisation, en essayant de rester concret : ce qui marche bien, ce qui est pénible, et à qui ça peut convenir. Pas de blabla marketing, juste : est-ce que ça fait le job pour surveiller le climat intérieur, ou est-ce qu’il vaut mieux partir sur autre chose.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment les capteurs
Sur le prix, on est clairement au-dessus d’un simple thermomètre/hygromètre de base. Mais ici, tu as 5 capteurs fournis + la station, avec la possibilité d’aller jusqu’à 8 sondes, un écran couleur, des graphes, de l’enregistrement sur microSD et un logiciel PC. Si tu compares à des solutions domotiques avec sondes séparées, tu peux vite arriver au même tarif, voire plus, surtout si tu comptes le hub, les passerelles, etc. Donc, pris comme un kit complet, ce n’est pas absurde.
Le truc, c’est qu’il faut vraiment être sûr que tu vas utiliser les fonctions avancées. Si c’est juste pour savoir s’il fait 21 ou 22 °C dans le salon, ce n’est pas la peine de mettre autant. Là où ça commence à valoir le coup, c’est si tu as plusieurs zones à surveiller : cave, grenier, chambre, local technique, serre, etc. Dans ce cas, le fait d’avoir tous les capteurs regroupés sur un seul écran avec des courbes, ça devient vraiment pratique au quotidien.
En revanche, pour ce prix, j’aurais aimé une doc complète au moins en anglais correct partout, une meilleure gestion de la microSD (FAT32, limite 32 Go, icônes pas expliquées), et une interface un peu plus moderne. On sent que le produit est bon sur le fond, mais il manque un peu de finition côté expérience utilisateur. Certains diront aussi qu’on peut importer un produit similaire moins cher en direct, ce qui n’est pas totalement faux.
Au final, je trouve le rapport qualité-prix correct à bon, mais seulement si tu as un vrai usage multi-pièces et que tu es prêt à y passer un peu de temps au début pour la config. Si tu veux du « j’allume et ça marche » avec appli mobile et interface léchée, tu trouveras plus simple ailleurs, parfois pour un tarif proche.
Design et ergonomie : pas un objet déco, mais lisible
Niveau look, le RoomLogg PRO ne gagnera pas un concours de design, mais il reste sobre et fonctionnel. La station centrale est un petit parallélépipède noir en polycarbonate, avec un écran couleur en façade. Ça fait plus « outil de labo » que « joli objet pour le salon », donc si tu cherches un truc qui se fond dans une déco soignée, tu vas peut-être le cacher sur un bureau ou une étagère discrète.
Ce qui compte surtout, c’est la lisibilité de l’écran. Sur ce point, ça va : les chiffres sont assez gros, les couleurs aident à distinguer les capteurs, et tu as une vue d’ensemble de plusieurs sondes sur la page principale. On peut aussi régler la luminosité de l’écran assez bas, ce qui est pratique si tu le mets dans une chambre ou un bureau où tu n’as pas envie d’un phare permanent. En revanche, l’interface n’est pas ultra moderne : ça fait un peu interface d’appareil pro des années 2010, mais une fois qu’on a compris la logique, ça va.
Un point agaçant : impossible de fixer la station au mur sans bricolage. Il n’y a pas de trous de fixation prévus derrière. Donc par défaut, c’est posé sur un meuble. Pour une station qui est censée être le centre de contrôle du climat de toute la maison, c’est un peu dommage. Une simple encoche pour vis aurait changé la donne. Là, si tu veux le mettre au mur près d’un tableau électrique ou d’un coin technique, tu dois improviser.
Les menus sont un peu chargés au début. Entre les réglages de capteurs, les périodes de graphes, le firmware, la gestion de la carte SD, il faut quelques jours pour s’y retrouver. Ce n’est pas infaisable, mais on sent que ce n’est pas pensé comme un produit « grand public Apple-like ». C’est plus rustique, mais une fois configuré, tu ne touches plus trop aux menus, donc ça reste acceptable.
Alimentation et autonomie : pas dramatique mais à anticiper
La station centrale est fournie avec un bloc d’alimentation secteur, donc elle reste branchée en permanence. Ça, au moins, c’est réglé : pas besoin de se soucier d’une batterie interne. En cas de coupure de courant, les valeurs de mesure sont gardées en mémoire, ce qui est plutôt rassurant si tu surveilles un local sensible. Par contre, évidemment, l’écran s’éteint, donc tu ne vois plus rien tant que le courant n’est pas revenu.
Les capteurs, eux, sont alimentés par piles (non fournies). Là, il faut être clair : si tu as 5 à 8 sondes, tu as vite un petit parc de piles à gérer. D’après mon expérience et ce qu’on lit ailleurs, l’autonomie est correcte, on parle de plusieurs mois dans des conditions normales, mais ça reste des piles qu’il faudra changer régulièrement. La station affiche le niveau de batterie de chaque sonde, ce qui est pratique pour ne pas être surpris, mais il faut quand même penser à faire un petit stock de piles à l’avance.
Ce qui manque un peu, c’est une estimation plus précise du temps restant ou un historique d’alerte. Là, tu as juste un indicateur qui descend, donc si tu ne regardes pas souvent l’écran, tu peux passer à côté. Et pour un système qui vise la surveillance de locaux un peu critiques (plantes, cave, etc.), une vraie alerte pile faible plus visible ou sonore aurait été bienvenue.
Autre point : comme la station ne se connecte pas à internet, tu n’auras aucune notification à distance si une sonde s’arrête parce que la pile est morte. Donc si tu surveilles un endroit où tu ne passes pas souvent, il faut penser à jeter un œil de temps en temps à la station centrale. Ce n’est pas rédhibitoire, mais à l’ère des objets connectés, ça peut surprendre ceux qui sont habitués aux alertes sur smartphone.
Matériaux et robustesse : du plastique correct, sans plus
Niveau construction, on est sur du polycarbonate assez standard. La station et les capteurs donnent une impression de produit sérieux mais pas haut de gamme non plus. Ça ne fait pas jouet, mais ce n’est pas non plus du matos blindé. Pour un usage intérieur, ça me paraît suffisant. Je ne me vois pas le trimballer partout, mais posé sur un bureau ou une étagère, ça tient la route.
Les capteurs sont légers, ce qui est pratique pour les poser un peu partout, mais ça veut aussi dire qu’ils ne doivent pas trop tomber. Une chute d’une étagère carrelage, je ne suis pas sûr que ça survive sans marque. En même temps, vu le prix du pack complet, on s’attendrait à quelque chose d’un peu plus « solide » au toucher. Là, c’est correct, mais ça reste du plastique classique.
Sur la fiabilité dans le temps, difficile de juger sur quelques semaines, mais les retours utilisateurs sur plusieurs années sont plutôt bons. Les gens qui l’utilisent pour des serres, des caves ou des pièces techniques semblent contents sur la durée. Le fait qu’il y ait des mises à jour de firmware (v1.3.0 et plus) montre au moins que le fabricant suit un minimum son produit, même si ce n’est pas ultra simple à suivre pour un utilisateur lambda.
Un point qui m’a un peu refroidi : la doc pas disponible en français pour certains lots, voire uniquement en allemand. Pour moi, ça joue aussi sur la « durabilité » dans le sens où, si tu ne comprends pas bien le manuel, tu risques de mal utiliser certaines fonctions ou de ne pas profiter à fond du produit. Ça ne casse pas l’appareil, mais ça limite la confiance qu’on a dans l’ensemble du package. Globalement, je dirais que la robustesse est correcte pour un usage fixe en intérieur, à condition de ne pas le maltraiter.
Précision et portée : ça fait le job pour suivre le climat
Sur la partie mesure, c’est clairement là que le RoomLogg PRO se défend le mieux. Les capteurs annoncent une précision autour de +1 à +2 °C, ce qui n’est pas parfait sur le papier, mais dans la réalité, les sondes que j’ai reçues étaient assez proches les unes des autres. En les mettant côte à côte, j’avais des écarts de l’ordre de 0,2 à 0,4 °C et 1–2 % d’humidité, ce qui est franchement correct pour un usage maison. Et comme on peut calibrer les capteurs via le logiciel PC, on peut réduire un peu ces écarts si on est pointilleux.
La portée radio en 868 MHz est plutôt bonne. Dans mon cas, j’ai une sonde au sous-sol, une dans la cave, une dans le garage et une dans une pièce à l’étage. Tout est capté sans coupure notable. D’après un autre utilisateur, même dans le jardin ça passe, donc pour une maison classique, ça semble largement suffisant. L’interface affiche aussi la qualité du signal et le niveau de batterie de chaque sonde, ce qui évite d’aller chercher à l’aveugle celle qui commence à décrocher.
Les graphes sur 12 à 72 h sont un vrai plus pour comprendre comment réagit une pièce. Tu vois tout de suite quand le chauffage se déclenche, quand tu ouvres une fenêtre, ou si une pièce garde trop l’humidité après une douche. Par contre, point un peu frustrant : la station peut gérer jusqu’à 8 sondes, mais les graphes sont limités à 5 en affichage et un peu tassés sur l’écran. Ça fait le boulot, mais on sent que l’interface pourrait être mieux pensée pour exploiter tout le potentiel.
Globalement, pour suivre le climat intérieur, repérer les zones à risque de moisissures ou surveiller des locaux sensibles (cave à vin, local technique, serre, etc.), ça fonctionne bien. Ce n’est pas un instrument de labo ultra précis, mais pour du domestique avancé, c’est largement suffisant. Il faut juste accepter un côté un peu « brut » dans l’interface et quelques limites dans l’affichage des données.
Ce que fait vraiment le RoomLogg PRO (et ce qu’il ne fait pas)
Concrètement, le RoomLogg PRO, c’est une station centrale avec écran couleur + jusqu’à 8 capteurs sans fil (5 fournis dans le pack). La centrale affiche pour chaque capteur : température, humidité relative, point de rosée et indice de chaleur. Tu peux voir les valeurs en direct, mais aussi un graphique des dernières 12 à 72 heures. Pour moi, le gros intérêt, c’est vraiment ce suivi dans le temps, pas juste le chiffre instantané.
Le truc qui m’a plu, c’est que tout passe en radio 868 MHz, donc aucune connexion Wi-Fi ou internet. Ça peut sembler vieux jeu, mais perso j’aime bien l’idée d’avoir un système complètement hors réseau, surtout pour un appareil qui tourne H24. Tu branches la station sur secteur, tu mets des piles dans les capteurs, tu les associes, et c’est parti. Pas besoin de compte, pas besoin d’appli, pas besoin de scanner de QR code.
Par contre, il faut être clair : ce n’est pas un produit « plug and play » pour tout le monde. Par exemple, si tu veux utiliser la fonction enregistrement sur carte mémoire, tu dois trouver toi-même une microSD de 32 Go max, la formater en FAT32, et prier pour que le truc la reconnaisse. Ce genre de détail n’est pas super bien expliqué dans la doc, et on sent que ce n’est pas pensé pour le grand public qui n’a pas envie de se prendre la tête avec des systèmes de fichiers.
Sur PC, tu as un logiciel d’analyse (Windows uniquement) pour récupérer les données du logger et jouer avec les courbes. Franchement, l’interface fait un peu années 2000, mais pour calibrer les capteurs et voir les écarts, ça reste utile. Si tu espères une intégration domotique moderne (Home Assistant, MQTT, etc.), oublie. C’est un système plutôt fermé, mais justement ça peut plaire à ceux qui veulent un truc autonome et local.
Points Forts
- Jusqu’à 8 capteurs sans fil, 5 fournis, avec bonne portée radio 868 MHz
- Affichage complet (température, humidité, point de rosée, indice de chaleur) + graphes 12–72 h
- Système totalement local sans Wi-Fi ni cloud, avec enregistrement sur microSD
Points Faibles
- Notice parfois uniquement en allemand, peu claire pour un utilisateur francophone
- Interface datée, gestion de la microSD (FAT32, 32 Go max) mal expliquée et pas très intuitive
Conclusion
Note de la rédaction
Le dnt RoomLogg PRO, c’est typiquement le genre de produit qui ne paie pas de mine au premier abord, mais qui devient intéressant si tu as un vrai besoin de suivi du climat sur plusieurs pièces. Les points forts sont clairs : plusieurs capteurs sans fil, bonne portée, mesures globalement cohérentes, affichage du point de rosée, graphes sur plusieurs heures, enregistrement sur microSD, et aucun besoin de Wi-Fi ou de compte en ligne. Pour surveiller une maison avec cave, garage, pièces sensibles ou locaux techniques, ça fait clairement le job.
Par contre, ce n’est pas un appareil pour tout le monde. L’interface est un peu datée, la doc en français est soit absente, soit limitée, la gestion de la carte microSD en FAT32 n’est pas super bien expliquée, et il faut accepter de mettre les mains dans les réglages au début. Si tu cherches une solution simple avec appli smartphone, notifications à distance et design léché, tu risques de trouver ça un peu rugueux. Si tu es plutôt du genre à aimer les systèmes autonomes, sans cloud, avec des données locales que tu peux analyser tranquillement sur PC, là tu es dans la bonne cible.
En résumé : je le recommande aux gens qui veulent surveiller sérieusement plusieurs pièces (humidité, risque de moisissures, hivernage de plantes, stockage, etc.) et qui ne sont pas allergiques aux menus un peu techniques. Ceux qui veulent juste un thermomètre sympa pour le salon ou une station météo décorative peuvent clairement passer leur chemin et prendre quelque chose de plus simple et moins cher.